Acidose et équilibre acido-basique

Avez-vous entendu parler d’acidose ?

Ce déséquilibre physiologique est responsable de troubles aussi divers que variés qui peuvent, à terme, potentiellement ouvrir la voie à certains troubles de santé. Le principal responsable de l’acidose est, une fois encore, l’alimentation moderne auquel le corps humain n’est pas adapté.

 

L’équilibre acido-basique

Le pH d’une cellule saine est légèrement plus élevé que 7. La lymphe, le sang et les liquides physiologiques sont, à quelques exceptions près, des environnements basiques au pH supérieur ou égal à 7.4

Dans notre environnement moderne, l’alimentation trop riche en céréales et en protéines animales ont tendance à acidifier notre corps. Dans ces conditions, l’ensemble des réaction chimiques sont perturbées : les déchets s’évacuent difficilement, les toxines précipitent plutôt que de circuler. Dans un environnement acide, les membranes de nos cellules sont attaquées et oxydées ; la respiration cellulaire est moins efficace, et les échanges avec l’extérieur sont perturbés.

Comment s’assurer, dans ce cas, de conserver notre alcalinité ? La réponse est assez simple : consommez des fruits et légumes !

 

Symptômes d’une acidose

Comment savoir si notre corps subit une acidose ? Voici quelques symptômes assez banals qui peuvent mettre la puce à l’oreille :

– Candidose chronique : mycoses à répétition, troubles digestifs.

– Besoin de boire de grandes quantités d’eau mais la soif persiste

– Douleurs articulaires et musculaires, tendinites à répétition à cause de la précipitation de déchets dans les tendons

– Stress accru par perte de magnésium

– Ostéoporose

– Faiblesse pulmonaire causée par l’évacuation des déchets

L’acidose s’avère être aussi la conséquence de stress répété, ou de suractivation du système immunitaire.

 

Comment corriger un état d’acidose

L’acidose peut donc s’installer pour diverses raisons : déséquilibre alimentaire, stress chronique, tempérament anxieux ou mobilisation excessive du système immunitaire.

Mais surtout, la nourriture moderne est trop éloignée de notre régime alimentaire originel. L’introduction des céréales en particulier, a fini par faire pencher la balance en faveur d’aliments acidifiants. Pour rectifier le tir, il convient de consommer une majorité d’aliments alcalinisants et de restreindre la consommation d’aliments acidifiants au maximum.

 

Trier les aliments selon le PRAL

Le tableau du PRAL (Potential Renal Acid Load) permet de quantifier la charge acidifiante ou alcalinisante des aliments que nous consommons au quotidien. Il liste de façon détaillée la charge de 100 g d’aliment en regard du pH. Ce calcul prend en compte l’apport de cinq éléments :

·         Les protéines qui contiennent du soufre et peuvent se recombiner en acide sulfurique

·         Le phosphore qui peut donner de l’acide phosphorique

·         Le calcium, le magnésium et le potassium utilisés pour tamponner le pH

Voici un petit aperçu des échelles de PRAL des aliments consommés au quotidien. La viande, par exemple, a un PRAL qui varie de 4 à 20 environ en fonction de son type (boeuf, porc, veau, volaille) et de son mode de préparation.

ALIMENT ACIDIFIANT

PRAL

ALIMENT ALCALINISANT

PRAL

Viande

4 → 20

Fruits

– 3 → – 5

Charcuterie

8 → 25

Légumes

0 → -14

Poisson, crustacé

7 → 15

 

 

Fromage pâte dure

15 → 34

 

 

Fromage pâte molle

4 → 15

 

 

Produits laitiers

1 → 2,5

 

 

Céréales

3 → 13

 

 

Légumineuses (lentilles)

2

 

 

Œufs

8

 

 

L’indice PRAL a ses limites, il ne tient pas compte d’éléments tels que les citrates et bicarbonates qui sont impliqués dans d’autres réactions biochimiques et ont un impact sur l’organisme. Mais les grandes lignes sont posées.

 

Acide ou acidifiant?

Que se passe-t-il lorsque l’on boit du jus de citron? Ou du coca-cola? Doit-on éviter les tomates?

Il est légitime de s’interroger sur ces aliments acides qui peuplent notre quotidien. Pour comprendre la différence entre aliment acide et acidifiant, il faut se baser sur le calcul du PRAL :

– Le citron est un aliment au pH faible, car il contient de l’acide citrique. Mais, comme tout fruit, il contient également du calcium, du magnésium et du potassium. C’est donc un fruit ACIDE (de par son pH), mais ALCALINISANT. La tomate rentre dans cette catégorie également.

– Le Coca est une bombe à retardement ACIDE ET ACIDIFIANTE : son taux de sucre et sa teneur en phosphore en font un soda catastrophique pour l’équilibre acido-basique, et pour la glycémie.

Et mon jus de citron alors?

Une personne atteinte de remontées acides aura tout intérêt à éviter les aliments acides pour son confort digestif immédiat.

Mais il faut bien retenir qu’il n’existe pas forcément de lien entre aliment acide et acidifiant.

 

Conduite alimentaire

Il ne s’agit pas de bannir tous les aliments ACIDIFIANTS; lorganisme a besoin de protéines au quotidien. Par contre, il est important de contrebalancer leur effet grâce aux aliments ALCALINISANTS.

Alors, comment organiser son assiette?

 

Avec 30 % d’aliments ACIDIFIANTS : viande, poisson, fromage, les céréales et les légumineuses.

Et 70 % d’aliments ALCALINISANTS : la plupart des fruits et légumes.

Un thérapeute peut vous proposer des boissons chargées en potassium magnésium et calcium pour compenser une acidose trop marquée. Ce complément alimentaire, permettra à l’organisme de tamponner son pH facilement.

 

 

Gautier Durant, Micro-nutritionniste, coach sportif, et formateur en micronutrition et phytothérapie.

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Gautier Durant est un coach sportif issu de la filière STAPS de Lyon, avec la mention entrainement. Il a de plus obtenu le DU « nutrition, micronutrition, santé et performance » de Poitiers mené par le Dr Denis Riché (spécialiste en nutrition sportive) et le Dr Didier Chos, président de l’IEDM (institut européen de diététique et micronutrition). Il exerce actuellement dans un cabinet à Charbonnières-les-Bains, utilisant la micronutrition, la phytothérapie et les huiles essentielles lors de ses consultations. Depuis plusieurs années, il anime aussi des formations en physiologie, phytothérapie et micronutrition, qui sont destinées à des professionnels (médecins, kinésithérapeutes, ostéopathes, coach sportif, naturopathes…)

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